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850 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer en France, 30% ayant plus de 90 ans. Cette maladie neurodégénérative est la première cause de dépendance lourde chez les personnes âgées et plus de la moitié d’entre elles sont prises en charge par leurs familles.
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Les maladies neurodégénératives sont l’une des priorités de la recherche académique et de l’industrie pharmaceutique, mais la tâche s’avère bien compliquée pour les scientifiques notamment concernant la maladie d’Alzheimer. En effet, il est extrêmement difficile de repérer à quel moment précis débute la maladie, son évolution étant particulièrement lente. Les volontaires aux essais cliniques sont par ailleurs assez rares et les tests sur les animaux se révèlent inefficaces.
Le Professeur Jean-François Dartigues et son équipe ont lancé il y a vingt ans à Bordeaux l’étude Paquid sur environ 3 800 sujets permettant plusieurs constats : la maladie commence par la détérioration de la mémoire visio-spatiale suivie deux ou trois ans plus tard par les premiers troubles cognitifs. Enfin, environ douze ans après, apparaissent les signes de démence. En recensant ces symptômes, les chercheurs espèrent repérer chez les patients les signes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer afin de les traiter précocement. Cependant, cette solution reste hypothétique, aucun traitement thérapeutique efficace n’ayant été découvert à ce jour.
Tests cliniques recherchent volontaires
91 essais sur des malades sont en cours. Un nombre bien insuffisant selon Bruno Vellas, directeur du Gérontopôle de Toulouse, notamment concernant les tests sur des sujets en phase présymptomatiques. Pourtant, ces tests s’avèrent indispensables si l’on veut distinguer dans l’amnésie le normal du pathologique. Pour l’heure 6 traitements sur 66 (29 étant issus de la biotechnologie) sont en cours d’obtention de validation auprès des autorités de santé avant mise sur le marché. La principale difficulté pour les chercheurs reste la pénurie de volontaires en phase précoce de maladie car, les symptômes étant très faibles, la plupart d’entre eux ne se sentent pas malade. Parallèlement à ces recherches, des travaux sont menés afin de découvrir des traces biologiques de la maladie dans l’organisme. Des résultats sont attendus courant 2011 - 2012.
Date : 27 novembre 2009
Source : Lesechos.fr