Récit d’une expérience européenne
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En Europe, le coût économique annuel de l’absentéisme s’élèverait à 20 milliards d’euros (source : Agence européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail).
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En Grande-Bretagne, une nouvelle initiative pour réduire l’impact financier et social de ce phénomène, a été mise en place le 6 avril dernier.
Les arrêts de travail pour maladie, les « sick notes », ont été remplacés par des « fit notes », des documents statuant sur la capacité d’un salarié à effectuer au sein de son entreprise des tâches adaptées à son état de santé. Pendant un arrêt maladie, chaque salarié britannique peut désormais travailler, sous certaines conditions.
Cette initiative a deux objectifs :
• permettre au pays d’économiser 276 millions d’euros en 10 ans,
• permettre aux salariés en arrêt maladie – principalement chronique - de retrouver progressivement le chemin de leur travail et de faciliter leur réinsertion.
Cependant, ce changement ne fait pas l’unanimité. Les médecins généralistes sont en effet inquiets face à la mise en place de ce dispositif. Ils manquent d’information claire sur l’organisation de l’entreprise, qui elle même doit de son côté identifier les tâches qu’elles pourraient confier aux salariés en réinsertion.
Date : 29 juillet 2010