Face à la crise actuelle, les assureurs européens sont mieux armés que les banques pour une raison fondamentale : leurs modèles économiques sont différents.
En effet, bien que les assureurs demeurent sensibles à la baisse des marchés d'actions, c'est plus spécifiquement la titrisation et les assèchements des liquidités, impactant plus spécialement les banques, qui caractérisent cette crise financière.
Chez les assureurs, les risques sont inscrits au passif du bilan, les actifs sont très diversifiés et peu risqués et ils ne rencontrent pas de problème de liquidité car ils encaissent les primes avant d'avoir à rembourser d'éventuels sinistres.
Avec leurs passifs longs (notamment avec les contrats de retraite supplémentaire), les assureurs ont plutôt un rôle d’investisseur de long terme.
En renforçant leur gestion des risques, ils sont moins dépendants des plus-values dans la formation de leur résultat et faiblement exposés aux placements dans les crédits hypothécaires américains à risque, connus sous le nom de « supbrimes ».
Date : 8 octobre 2008
Source : Les Echos